Nous avons tous des raisons, plus où moins pertinentes, qui nous poussent à nous interesser à des personnages connus. Des hasards qui font qu'on se met a les ecouter, les lire, aller voir leurs oeuvres. Et il existe ainsi des heureux hasards. Pour ma part, se fut par ce qu'elle ressemblait à ma Tata Michèle.Oui, intriguée par cette ressemblance frappante, je me suis mise à l' écouter. Et plus je l' écoutais, plus je l' apréciait. Elle degageait ce truc formidable et exprimait, avec tant de naturel, de si jolies choses. Et ca sonnait bien dans sa bouche. J'appris ainsi qu'elle avait écrire un livre. J'avais desormais l'envie devorante de le lire. Ma mère me l'a offert à noel : "Mes ailes" par Clémentine Célarié.
Comme Kurt Cobain ( CF Article 2) fut ma Bible des maux de l'adolescence, Clémentine Célarié fut ainsi le reconfort des maux de mon début de vie adulte. Ainsi je ne suis pas seule, ainsi nous sommes plusieurs à penser et agir ainsi et dans ce but.
Si se trouver en accord et être rassuré par la mentalité d'une femme de cinquante ans était perturbant, c'était néanmoins décidé : Cette femme, je l'appreciais au dela de son statut de comédienne et surtout pour ce qu'elle est.
"Aujourd'hui c'est plutôt un amour qui me donne froid ou très chaud, des vertiges, des fièvres, et qui ressemble à une drogue, et qui fait mal comme si on vous enlevait le coeur et qu'on le decoupait puis qu'on le recousait, puis qu'on jouait au ballon avec, puis qu'on le posait quelque part comme si on l'avait oublié, puis qu'on lui disait " Hé, Coeur, il faut arrêter d'être agité comme ça ! Il n'y a^pas que l'amour dans la vie ! Il n'y a pas que se battre pour quelqu'un d'autre, il faut se battre tout seul, bien gentiment, dans son coin, sans trop faire de bruit, et ça ira très bien comme ça!"....Bon d'accord, alors il faut entraîner son coeur à faire ça, mais le mien ne veut pas, il ne voudra jamais, je le connais, c'est mon coeur.
Qu'est ce que c'est chiant un coeur agité et toujours bien eveillé, jamais fatigué !
Excessif ! Voilà, un coeur excessif... Qui emploie sans arrêt des superlatifs...C'est épuisant et ça m'énerve qu'il soit comme ça, mais je suis impuissante face à ses réactions, complètement incapable de le raisonner.
Il devrait y avoir des centres de réeducation de coeurs, d'ailleurs...
Des coeurs meurtris, des coeurs trop agités, des coeurs abîmés, des coeurs trop gourmands.
Mon coeur est trop grand par rapport à tout le reste de mes organes, et finalement ça pose un problème.
Mon coeur se lève le matin toujours avec l'envie d'aimer, surtout s'il a trouvé un autre coeur avec lequel il se sent heureux comme il en l'a jamais été...
Toute la journée c'est comme ça, et quand il n'y a pas un autre coeur à aimer, quand il n'y a pas un autre coeur avec qui parler, eh bien il parle tout seul, dans mes mains, il me dicte des mots, plein de mots, à donner. Ca s'appelle vulgairement écrire sur un ordinateur, et mon coeur se dit que ses mots, ils arriveront bien quelque part, même à un coeur inconnu, et que c'est mieux de parler à un coeur inconnu que de ne pas parler du tout.
C'est pour ça que mes mains écoutent et écrivent ce que mon coeur leur dicte...
(...) Par ce qu'à force d'avoir envie d'aimer, toujours- et je ne parle pas là d'un amour "amoureux", comme on dit, d'un amour sentimental, mais juste aimer quelqu'un qu'on rencontre comme ça, dans le travail, quelqu'un qu'on va croiser, n'importe qui, même une dame qui tient un magasin chez qui on va acheter une robe par exemple, ou un bout de pain, ou même un flic à qui on demande son chemin...-, je finis par penser qu'autour de moi tous le sgens sont gentils, par avoir confiance en eux, j'ai envie de croire que ce sont des personnes biens, aimables, sincères et pures.
Oui, je pense toujours de prime abord quand je rencontre quelqu'un, quelle que soit la circonstance, qu'il ou elle va être plein de bonnes intentions, désintéressé, franc, droit. Et pur...
Vous imaginez le bordel que ça peut faire quelquefois.
(...)J'ai peut-être des ailes parce que le monde de l'imaginaire est pour moi le monde réel.
C'est dans ce monde que j'aime être, évoluer, vivre, pleinement." Mes ailes- Clémentine Célarié-édition Michel Lafon p 17 à p 20
Célarié Clémentine : Actrice française.
Née Myriem Célarié, le 16 Octobre 1957 à Dakar (Sénégal).
Myriem Célarié, connue sous le prénom d'artiste de Clémentine, est la fille du journaliste André Célarié. Son baccalauréat en poche, elle séjourne un an aux États-Unis et à son retour, elle suit des cours de théâtre, de chant et de danse. Après avoir été recalée au Conservatoire National d'Art Dramatique, elle se joint à un groupe d'amis musiciens qui interprétent du jazz dans la rue. Elle chante en public pour la première fois dans les caves de Saragosse, en Espagne. Revenue de voyage, elle fait du café-théâtre au "Splendid" et de la radio. À Radio 7, où elle interviewe des comédiens, puis à France-Inter, elle co-anime des émissions avec François Jouffa ("Disque d'Or") ou Julien Delli Fiori ("Jazz à tous les étages").
Elle débute au cinéma en 1983 dans Garçon ! de Claude Sautet, avec Yves Montand et Nicole Garcia. Elle enchaîne ensuite avec de nombreux seconds rôles, on la voit en mère résistante dans Blanche et Marie (1984), copine envahissante dans Les Nanas (1985), maîtresse nymphomane de Claude Brasseur dans La Gitane (1986) de Philippe de Broca.
En 1986, elle travaille avec Jean-Jacques Beineix et casse son image de comédienne aux rôles légers pour jouer une épouse frustrée dans 37°2 le matin. Avec La Femme secrète (1986), elle interprète pour la première fois un rôle dans la longueur. En 1992, Nocturne indien avec Jean-Hugues Anglade, lui vaut d'être nommée pour le césar du meilleur second rôle. Elle tourne ensuite dans Les Nuits fauves (1992) de Cyril Collard, puis elle est meilleure amie d'Isabelle Adjani dans Toxic Affair (1993), avant d'intérpréter toute une série de films calibrés grands public comme La Vengeance d'une blonde (1994), Les Braqueuses (1994), ou encore Les Soeurs Soleil (1997).( Sources : Allocine.fr)
Photos : Couverture du livre et Clémentine Célarié.